Convictions Immobilières bilan 2025 et perspectives 2026

Convictions immobilières

"Dans un contexte international tendu, entre guerre en Ukraine, tensions au Moyen-Orient, rivalités en Asie et crispations en Arctique, l’économie mondiale évolue dans une zone d’incertitude prolongée mais la croissance s’avère résiliente. Dans ce climat, l’immobilier européen gagne progressivement les faveurs des investisseurs. Le secteur, réputé défensif et soutenu par des revenus locatifs stables, a déjà absorbé l’essentiel de son repricing. Le marché est plus lisible, plus résilient et offre aujourd’hui un point d’entrée particulièrement attractif."

Henry-Aurélien Natter – MRICS, Directeur Recherche
 

ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL : MALGRÉ LES INCERTITUDES GLOBALES, LA CROISSANCE RÉSISTERA EN 2026

Malgré des forces divergentes, l’économie mondiale se montre plus résiliente que prévu. Le PIB mondial devrait ainsi progresser de 3,3 % en 2026 et 3,2 % en 2027. Le secteur technologique et les capacités d’Adaptation contrebalancent les effets défavorables des politiques commerciales.
La croissance de la zone euro devrait être modérée à 1,0 % en 2026. La reprise restera donc timide mais résiliente, portée par la demande intérieure et la consommation, malgré des incertitudes globales. À moyen terme, le PIB de la zone euro devrait bénéficier de nouvelles mesures budgétaires, notamment les investissements publics en infrastructures et en défense, surtout en Allemagne. Des facteurs comme la hausse des salaires réels, des conditions de financement plus favorables et une reprise progressive de la demande extérieure devraient soutenir l’activité.

Alors qu’elle atteignait 2,4 % en 2024, l’inflation globale (IPCH) a ralenti à 2,0 % en 2025 et de façon plus marquée en 2026 à 1,6 %, principalement en raison de la baisse des prix de l’énergie et de l’impact des produits à bas prix des exportations chinoises, avant de revenir vers l’objectif
de 2 %. Après avoir fortement pesé sur les valorisations immobilières entre 2022 et 2024, l’évolution des taux directeurs de la BCE revêt désormais une importance plus relative, dans un environnement marqué par une normalisation de la politique monétaire.

Les rendements obligataires devraient demeurer stables durant les prochains trimestres, et pourraient connaître une légère augmentation vers les derniers mois de l’année 2026. Cette évolution reflète plusieurs dynamiques : une inflation qui est maintenant considérée comme maîtrisée,
une croissance modérée et un assouplissement de la politique monétaire, amplement intégré par les marchés.
La demande soutenue pour la dette souveraine et le rôle refuge des obligations contribuent également à contenir les rendements à moyen terme. Toutefois, un léger rebond des taux pourrait intervenir en fin d’année 2026, porté par une reprise graduelle de l’activité économique, une augmentation des besoins de financement public et la poursuite de la normalisation du bilan de la BCE.

 

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Sources utilisées dans l’ensemble du document : données Praemia REIM Recherche & Stratégie d’après Allianz, Associations nationales du e-commerce
(FEVAD, BEVH, etc.), BCE, BNP, BFS, CBRE, CBS, Codata, Colliers International, CSB, CSO, CZSO, Destatis, DST, DZS, Eurostat, FED, FMI, Green Street,
IEIF, Immostat, INE, INSEE, INREV, ISTAT, JLL, Knight Frank, KSH, MKG, MSCI, OCDE, OMT, ONS, Oxford Economics, PMA, UN Tourism, RCA, Savills, SCB,
SSB, Stat Poland, Statbel, Statista, Statistik Austria, Statistics Finland, Statistics Lithuania, STATEC, STR.